La SFR SCALE, structure fédérative de recherche en Sciences de l’environnement de la région normande,  rassemble les laboratoires dont les recherches sont menées  sur l’anthropo-écosystème complexe que constitue l’estuaire de Seine, son continuum plateau-bassin versant et sa zone littorale (ou des sites étrangers équivalents). Elle associe l’IFREMER, l’IRSN de Cherbourg et le GIP Seine-Aval. La SFR SCALE correspond et anime le réseau de recherche régional du même nom établi dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région de Haute Normandie qui s’élargit à l’équipe SIMA (UMR 6014 COBRA), aux parasitologues (EA 3800). 

 Dans le cadre du prochain quinquennat, les recherches  se focaliseront plus particulièrement sur les effets des changements globaux (notamment climatique et démographique). Sur ce site atelier reconnu d’importance internationale (mission SWOT, NASA/CNES), ces études porteront plus particulièrement sur la variation hydrologique, l’évolution morphodynamique du littoral, la dégradation des sols et des écosystèmes forestiers ou prairiaux, la vulnérabilité qualitative et quantitative de la ressource en eau, la contamination chimique (dont les contaminants émergents) en relation avec les pratiques socio-économiques, leurs impacts sur le biote (risque écotoxicologique/érosion de la biodiversité) ou sur la santé humaine (flux de pathogènes/antibiorésistance), selon le concept de « one health » préconisé par l’OMS.

 Ces recherches combinent les géosciences, l’écologie, les sciences du sol, l’écotoxicologie, la chimie de l’environnement, la microbiologie environnementale, la géographie, les sciences sociales et économiques. Elles seront menées à différentes échelles de temps et d’espaces (du gène au territoire). Afin de distinguer les aléas naturels des impacts anthropiques, les recherches seront menées à deux échelles : (i) à des échelles de temps courtes par des expérimentations en laboratoire ou des observations in situ avec acquisition de données à haute fréquence sur des sites du SNO ou des sites ateliers emblématiques du territoires (sols pollués, forêts, prairies) ; (ii) à des échelles de temps décennales ou géologiques par analyses des archives sédimentaires (approche paléo-environnementale) ou analyses rétroactives de séries temporelles de données, voire d’échantillons biologiques. L’objectif étant de proposer des scenarii ou des modèles prédictifs (variabilité hydrologiques, évaluation des points de rupture entre résilience et vulnérabilité).